12 cols, 10 jours : l’odyssée alpine d’Éric à vélo électrique

12 cols mythiques en 10 jours : le défi VAE d’Éric Baetens

Éric Baetens s’est lancé un défi : gravir douze cols mythiques des Alpes en dix jours, en mode slow travel et VAE. Il nous raconte cette aventure entre rêve d’enfant, passion du vélo et amour des montagnes.

Présentation

Je m’appelle Éric Baetens et je suis le créateur d’Eric&TheTrip, agence de voyage sur mesure basée à Évian, en Haute-Savoie.

Motivation : rêve d’enfant et cols mythiques

J’ai toujours eu une fascination pour les grands cols du Tour de France. Enfant à Roubaix, je voyais passer les coureurs de Paris-Roubaix devant chez moi et je rêvais d’un jour franchir seul la ligne sur le vélodrome. Bon, il me manquait juste un petit détail technique à l’époquee : savoir rouler sans les mains pour lever les bras à l’arrivée. Mais le rêve est resté.

Cette année, j’ai décidé de le concrétiser, à ma façon : 12 cols en 10 jours, en VAE, avec un esprit slow travel : deux fois moins vite, pour en profiter deux fois plus.

Mon fidèle Cannondale m’a accompagné, assistance électrique au minimum pour garder le goût de l’effort, mais avec une réserve bien utile pour doubler, l’air de rien, quelques jeunes grimpeurs au sommet du Galibier ou du Glandon...

Plus qu’un défi sportif, c’était un hommage aux images de Hinault et LeMond, main dans la main à l’Alpe d’Huez, à Pantani dans le Galibier ou encore à l’émotion brute de Bobet et Coppi dans la Casse Déserte.

Mais ce sont aussi les paysages et les sensations qui m’ont marqué : 25°C au sommet de la Bonette, des glaciers qui reculent à vue d’œil, le cri des marmottes à l’Izoard...

Au-delà du sport, il y a eu une prise de conscience : on parle souvent de surtourisme, mais là, j’ai eu l’impression d’un “surcolisme”, avec la crainte de voir ces paysages disparaître.

Et surtout, cette fraternité unique entre cyclistes. Peu importe le niveau ou le vélo, sur la route des cols, tout le monde se comprend.

Leçons de route ?
Ne jamais oublier ses rêves d’enfant.
Il n’est jamais trop tard pour les réaliser, mais mieux vaut ne pas trop attendre.
Et on peut se lancer des défis à tout âge.
Le vélodrome de Roubaix attendra. Les géants des Alpes, eux, c’est fait.

Itinéraire et cols parcourus

La Route des Grandes Alpes®, avec quelques variantes. Télégraphe, Galibier, Iseran, Glandon, Croix de Fer, Mont Cenis, Izoard, Bonette, Cayolle, Agnel, Madeleine, Alpe d’Huez... Des noms mythiques que j’ai grimpés en savourant chaque virage.

Durée

10 jours pour gravir 12 cols.

Organisation du voyage

Je vis à Thonon, point de départ de la Route des Grandes Alpes. Mais connaissant déjà bien les cols de Haute-Savoie, j’ai préféré me concentrer sur ceux de Savoie et du sud.

Pour plus de confort, j’ai choisi trois points de chute fixes : Saint-Jean-de-Maurienne, Molines, et Barcelonnette. Et j’ai fait les parcours en aller-retour chaque jour, sans porter mes bagages.

Trois bases, ma voiture personnelle pour les transferts entre elles, et chaque jour un itinéraire en étoile pour grimper les cols.

Meilleur et pire souvenir

Le meilleur : atteindre le sommet de la Bonette, toit de l’Europe, dans une lumière incroyable.
Le pire : perdre l’usage de mon frein arrière dans la descente du même col... et devoir le faire réparer en urgence.

Top 3 cols

1. Cayolle : pour la diversité des paysages et la tranquillité, même en plein mois d’août.
2. Agnel : pour les marmottes qui bordent la route, un vrai bonheur.
3. Izoard : pour le côté légendaire et l’émotion de traverser la Casse Déserte.

Anecdote

Au sommet du col Agnel, à la frontière italienne, je suis tombé sur un petit bar improvisé qui servait de l’Aperol Spritz.